Infini

 


  La vieille femme mange à même le sol
  Réduit la chapati en bouillie
  Se remplit la bouche
  Mastique longuement
  Avale d'un coup.
  Clapotements mouillés de succion
  Son creux du bol vide à présent.
  Dans le silence
  Le bébé rêve
  Son cri soudain
  Transperce le patio
  S'arrête net.
  La flamme de la lampe
  Brûle indéfiniement dans sa coupelle d'argile
  Caresse le ventre repus de Ganesh
  Le dieu Elephant
  Et l'on se sait plus
  Qui vit en en cette maison
  Combien d'âmes combien de corps
  Car tout semble investit
  Du pouvoir
  De Passer de l'inerte au vivant
  Du visible à l'indiscible
 
  

Les poêmes